Au cœur de l'enfer du camp d'extermination d'Auschwitz, une musique apaisante résonnait. Une cheffe, quarante musiciennes et un orchestre qui ne s'arrêtait jamais...

Sa mort et la commémoration d'Alma Rosé

« On peut donc dire que tu es en quelque sorte en vie grâce à Alma », ai-je lancé à Sivan. « Tout à fait... Son histoire me brûle les entrailles et je mène des recherches sur elle depuis vingt ans. À l'époque où je vivais aux Pays-Bas, j'ai parcouru les lieux où elle avait vécu. J'habitais à quelques immeubles de chez elle. La salle où elle se produisait se trouvait sur le chemin de mon café. Sa présence enveloppait mon quotidien. »

Alma, bien que considérée comme juive selon les lois de Nuremberg, était traitée avec respect par les officiers SS, qui l'appelaient même « Frau Alma » (Madame Alma), m'a raconté Sivan. Mais le fait le plus fascinant était tout autre : « Sans aucun doute, l'événement le plus surprenant dans la vie d'Alma Rosé, c'est sa mort. » Elle a été empoisonnée par une détenue allemande appelée Schmidt, qui était jalouse d'elle. Pour les Allemands, c'était une grave défaillance. Ils considéraient Alma comme un trésor précieux, et sa mort était la dernière chose qu'ils souhaitaient. Ce fut la seule fois où une cérémonie funéraire fut organisée pour une détenue juive. Alma fut allongée sur plusieurs bancs et chacune des musiciennes de l'orchestre passa devant elle. À la fin de la cérémonie, le docteur Josef Mengele, connu dans le monde entier sous le nom d'« Ange de la mort d'Auschwitz » et lui-même mélomane, déposa une rose sur le corps d'Alma. Le certificat de décès indiquait une méningite comme cause de sa mort. » Sivan a poursuivi : « Les musiciennes avaient le sentiment d'avoir perdu une mère protectrice. Celle qui a le plus mal vécu sa mort, c'était ma grand-mère, Rivka Batzia, qui s'appelait alors Regina Kuperberg et était son assistante personnelle. »

Photos de cette histoire: אלמה רוזה
צריפים במחנה אושוויץ-בירקנאו, שם ניהלה אלמה רוזה את תזמורת הנשיםצילום: Ingo Mehling, CC BY-SA 4.0, ויקישיתוף

Sivan Cohen Kramer est à l'origine de l'attribution à Alma Rosé de la « distinction de sauveteur juif », décernée par le Centre mondial de l'organisation B'nai B'rith. Alma Rosé n'a pas reçu le titre de « Juste parmi les nations », réservé aux personnes qui ne sont pas juives.

Sivan, qui a grandi au kibboutz Netzer Sereni, fondé par des survivants de la Shoah, m'a raconté : « Ma grand-mère Rivka est arrivée à Auschwitz dans un convoi avec toutes ses amies. Sa famille a été sélectionnée pour être exterminée, tandis qu'elle et ses amies ont été affectées aux travaux forcés. Un jour, elle a été convoquée à une audition pour l'orchestre, uniquement parce qu'elle avait appris à jouer de la mandoline à l'école. Elle ne voulait pas passer l'audition, car elle souhaitait rester avec ses amies, mais Alma Rosé lui a tendu une mandoline et lui a ordonné de jouer. Elle jouait mal. Alma lui a dit qu'elle ne pouvait pas la prendre. C'était pour elle une condamnation à mort, mais on l'a rappelée et Alma lui a dit qu'en la regardant dans les yeux, elle ne pouvait pas la laisser partir. Ainsi, malgré son faible talent, Alma a décidé que ma grand-mère serait son assistante personnelle... Elle était la personne la plus proche d'Alma. Elle lui préparait son petit déjeuner, nettoyait ses bottes et faisait le lien entre elle et les autres femmes... Quand Alma a rejoint l'orchestre, une cheffe nommée Sofia Tchaïkovskaïa s'y trouvait déjà, et la plupart des musiciennes n'étaient pas juives. Après l'arrivée d'Alma, cela a commencé à changer. Je sais qu'elle l'a fait exprès. Elle a remplacé beaucoup de musiciennes non juives par des Juives, car elle savait que les non-Juives avaient davantage de chances de survivre dans le camp. »

Sivan a raconté que le fils de Violette Jacquet était également venu à la cérémonie de remise de la distinction en mémoire d'Alma Rosé. Violette était une violoniste née en Roumanie qui jouait dans l'orchestre et devint chanteuse après la guerre. Alma a sauvé Violette à deux reprises : « Alma, arrivée au camp avant Violette, lui a dit qu'elle lui accorderait huit jours de sursis, après quoi elle serait examinée. Un matin, elle est arrivée pieds nus parce que quelqu'un lui avait volé ses chaussures. La cheffe qu'Alma avait remplacée lui a ordonné de se laver les pieds dans l'eau glacée à l'entrée. Violette a éclaté en sanglots et a raconté que ses parents étaient partis en fumée à Auschwitz. À cet instant, Alma lui a annoncé qu'elle faisait partie de l'orchestre. »

« La deuxième fois, Alma l'a sauvée après qu'elle s'est remise d'une maladie. Elle était encore faible, mais pouvait jouer. Tandis que les musiciennes marchaient d'un pas énergique, Violette traînait derrière. Le commandant du camp a arrêté Alma et lui a demandé qui était cette Muselmann et ce qu'elle faisait dans l'orchestre. Alma lui a répondu que c'était “ma meilleure musicienne et que personne ne devait la toucher”. Pourtant, en réalité, c'était peut-être la pire musicienne de toutes. » Sivan a ajouté que le directeur du camp avait même ordonné de donner à Violette une plus grande ration de nourriture pour qu'elle se rétablisse.

Des racines musicales à Vienne

Le destin d'Alma comme violoniste était scellé avant même sa naissance, car elle était la fille du premier violon de l'Orchestre philharmonique de Vienne, un homme très estimé. Les origines d'Alma étaient certes juives - le nom de naissance de son père était Rosenblum - mais, deux ans avant sa naissance, la famille avait changé de religion (son père était protestant et sa mère catholique). Alma et son frère Alfred avaient même été baptisés chrétiens. Sa mère, Justine Mahler, était la sœur du compositeur et chef d'orchestre viennois Gustav Mahler, le plus grand interprète des œuvres du compositeur antisémite Richard Wagner.

Arnold, le père d'Alma, était un artiste célèbre non seulement à Vienne, mais aussi dans le monde entier. L'année de naissance d'Alma, 1906, est connue comme « l'année Mozart », car on y célébrait le 150e anniversaire de la naissance du compositeur. Cette année-là, Gustav Mahler, l'oncle d'Alma, dirigea 37 nouvelles productions d'œuvres de Mozart. La famille Rosé s'était intégrée à l'aristocratie viennoise et européenne, et Alma appartenait elle-même à l'élite musicale. Certains disaient que seuls l'empereur François-Joseph et le maire Karl Lueger étaient plus admirés du public que les artistes de la ville. François-Joseph méprisait le racisme, tandis que Lueger était un antisémite déclaré et l'un des fondateurs du Parti chrétien-social, précurseur du nazisme.

Alma aimait la musique et consacrait chaque instant de libre à son violon. À 24 ans, elle épousa le talentueux violoniste tchèque Váša Příhoda. Malgré son talent, son jeu était toujours évalué par comparaison avec son oncle Gustav ou son mari. Avec la bénédiction de son père, elle fonda donc à 27 ans un ensemble de jeunes violonistes qui jouaient de la musique légère, appelé « Les jeunes filles de la valse viennoise » (Die Wiener Walzermädeln). Leurs représentations incarnaient le glamour et le romantisme viennois. Tandis que l'ensemble connaissait le succès et se faisait connaître dans les grands centres culturels européens, Adolf Hitler commençait à gagner du pouvoir en Allemagne.

Les familles Mahler et Rosé n'accordaient pas beaucoup d'importance à leurs origines juives. Elles parlaient allemand et non yiddish, et avaient davantage en commun avec leurs compatriotes autrichiens qu'avec les Juifs, leurs anciens coreligionnaires. La théorie raciale leur paraissait une idée ridicule et elles ne voyaient pas dans cette bande de racistes bornés et grossiers une menace réelle pour leur vie.

Au début de 1938, les nazis envahirent l'Autriche et la réalité frappa à la porte de la famille Rosé. Selon les lois de Nuremberg, ses membres étaient considérés comme juifs et leur vie était donc véritablement en danger. La situation se dégrada rapidement. D'abord, les commerces juifs furent marqués et les biens juifs confisqués. Des restrictions furent imposées à l'emploi et aux déplacements, ainsi qu'aux étudiants. Les bureaux des communautés juives furent fermés et l'abattage rituel interdit. Par la suite, les Juifs furent renvoyés de leurs postes dans les institutions publiques et les lois raciales commencèrent à être publiées, notamment l'interdiction faite aux Juifs d'entrer dans les parcs. Les humiliations collectives organisées à Vienne furent surnommées les « fêtes du nettoyage des rues » : les Juifs étaient alors contraints de récurer les rues de la ville avec une solution désinfectante chaude.

L'invasion nazie et la fuite

La même année, Justine, la mère d'Alma, mourut. Alma s'enfuit à Londres avec son père et son frère. Alma et son père restèrent à Londres, tandis que son frère Alfred poursuivit sa route jusqu'aux États-Unis. La musique et les difficultés financières poussèrent Alma à quitter la sécurité de Londres vers la fin de 1939 pour s'installer aux Pays-Bas. Environ six mois plus tard, les nazis occupèrent également les Pays-Bas et Alma dut poursuivre sa fuite. En 1943, elle épousa un ingénieur néerlandais excentrique nommé Constant August von Lieven Boomkamp, dans le but de dissimuler ses origines juives, bien qu'elle sût que ce mariage ne la sauverait pas. Alors qu'elle tentait de fuir les Pays-Bas pour la Suisse, elle fut arrêtée et envoyée au camp de concentration de Drancy, en France. Au milieu de l'année 1943, elle fut déportée au camp d'extermination d'Auschwitz, où commença le chapitre le plus dramatique de sa vie.

À Auschwitz, elle fut envoyée au bloc numéro 10, celui des expériences médicales, également connu sous le nom de « bloc de Clauberg », puis de « bloc de Mengele ». Maria Mandel, commandante du camp des femmes de Birkenau, reconnut la célèbre violoniste et décida de lui confier l'orchestre féminin d'Auschwitz - Mädchenorchester von Auschwitz. Alma fut transférée au camp B, bloc 12, et nommée kapo du bloc en août 1943.

Lorsqu'Alma prit la direction de l'orchestre, elle se donna pour objectif d'en faire un atout pour les nazis. Elle savait qu'ils apprécieraient son professionnalisme et protégeraient l'orchestre et ses membres. Les musiciennes avaient ainsi leur vie entre ses mains. La musique continuerait à résonner tant qu'elles joueraient avec professionnalisme. Elle déploya donc de grands efforts pour préparer un répertoire riche et varié, qui satisferait les nazis et mettrait en valeur le savoir-faire de l'orchestre. Elle exigeait que les morceaux soient travaillés et peaufinés jusqu'à la perfection, ce qui lui valut une telle estime que toutes ses demandes furent satisfaites.

« La discipline de fer qu'elle nous imposait avait pour effet de détourner sans cesse notre attention de ce qui se passait hors du bloc - de la cheminée fumante et de l'odeur de la chair qui brûlait - pour nous concentrer sur un fa qui aurait dû être un fa dièse. C'était peut-être sa manière de rester saine d'esprit : elle nous impliquait si profondément dans cette quête que nous aussi, nous réussissions à garder la raison. Elle ne pensait pas que nous jouions pour les nazis, mais pour nous-mêmes, afin de survivre. Elle savait aussi que l'orchestre devait être bon, sinon on nous éliminerait », raconta l'une des musiciennes. « Quand Alma jouait du violon, elle emmenait les prisonnières au-delà des barbelés, vers un monde lointain de beauté qui leur avait été enlevé. »

Anita, l'une des survivantes, décrivit l'évasion du réel que leur procurait la musique de l'orchestre féminin, et la nuit où les femmes jouèrent pour la première fois la Sonate no 8 de Beethoven : « Comment pourrais-je décrire cette soirée, après le départ des SS... C'était un lien avec l'extérieur, avec la beauté, avec la culture - une évasion totale vers un monde imaginaire et inaccessible. Guidées par Alma, nous nous élevions au-dessus de l'enfer de Birkenau vers une sphère où l'humiliation de la vie dans le camp de concentration ne pouvait pas nous atteindre. » Hilda Simcha Grünbaum disait : « Nous jouions pour gagner le droit de vivre. »

Alma mit à profit sa position pour créer des emplois au sein du bloc. Elle confia des tâches aux musiciennes moins douées, comme recopier les partitions ou assurer l'entretien du bloc. Elle tenait à ce que l'orchestre ait belle allure. À sa demande, les musiciennes reçurent un uniforme. Elle veillait à ce qu'il y ait des matelas sur leurs couchettes et à ce que les conditions sanitaires du bloc soient convenables. Elle exigea qu'elles cessent de jouer dehors dans le froid, où les cordes risquaient de casser, et obtint que le poêle soit allumé, sous prétexte que les instruments avaient besoin d'une certaine température et d'un certain taux d'humidité. Elle fut dispensée de participer aux appels, au motif que les musiciennes pourraient en profiter pour répéter. Elle demanda aussi une courte pause à midi afin qu'elles soient reposées lors de leurs représentations devant le personnel, le soir. C'était un privilège sans précédent dans aucune baraque ni aucun bloc de tout Auschwitz. Alma obtint même une autorisation exceptionnelle pour emmener les musiciennes en promenade à l'extérieur du camp.

L'orchestre jouait sur le quai de la gare pour accueillir les malheureux qui arrivaient au camp. Les femmes jouaient pour les prisonniers à leur départ au travail et à leur retour. L'orchestre jouait aussi le dimanche, les jours de fête, aux anniversaires des membres du personnel, lors des cérémonies de promotion et pour les visiteurs de marque. Il comptait environ quarante femmes, mais toutes n'étaient pas musiciennes : certaines ne faisaient que recopier des partitions et s'occupaient de l'entretien des instruments et des accessoires. Les musiciennes de l'orchestre avaient en moyenne dix-neuf ans. La plus âgée en avait trente-six et la plus jeune quatorze. Elles venaient de différents pays, étaient juives ou non juives et ne partageaient aucune langue commune.

L'orchestre des femmes à Auschwitz

Alma Rosé fut assassinée à Auschwitz en 1944, à l'âge de 37 ans. Après sa mort, l'orchestre fut dirigé par une détenue russe appelée Sonia Vinogradovna, soupçonnée d'être une agente du KGB. En novembre 1937, alors que l'Armée rouge progressait vers Auschwitz, les nazis démantelèrent l'orchestre et les musiciennes juives de l'orchestre furent envoyées à Bergen-Belsen, en Allemagne.

La plupart des musiciennes de l'orchestre féminin d'Auschwitz survécurent et certaines immigrèrent en Israël. Hilda Grünbaum avait 20 ans lorsqu'elle fut arrêtée en 1943 et envoyée au camp d'Auschwitz-Birkenau dans le dernier grand convoi parti de Berlin. Ses amies lui firent passer clandestinement une taie d'oreiller. Elle en cousit un sac dans lequel elle conserva les partitions et les effets personnels d'Alma. Dans le camp de personnes déplacées, elle rencontra Azriel Simcha, qui devint plus tard son mari. Avec les quelques amis qui avaient survécu, ils immigrèrent en Terre d'Israël et s'installèrent au kibboutz Netzer Sereni.

Rivka Kuperberg épousa Batzia Aharon et, après de nombreuses épreuves, ils arrivèrent eux aussi à Netzer Sereni.

Une autre musicienne était Claire Monis, chanteuse juive française, actrice et combattante de la Résistance française contre les nazis. Après la Seconde Guerre mondiale, elle produisit des films et des émissions de télévision. Claire Monis mourut dans un accident de la route vers la fin de l'année 1967 et fut enterrée à Paris.

Helena Dunicz-Niwińska était une violoniste polonaise qui, après sa libération, se rendit à Cracovie. Jusqu'en 1975, elle travailla comme adjointe à la direction du département éditorial de pédagogie musicale des Éditions musicales polonaises, où elle traduisait des ouvrages professionnels. Helena mourut en juin 2018, à l'âge de 102 ans.

Helen Spitzer épousa Erwin Tichauer, responsable de la sécurité des réfugiés juifs après la Seconde Guerre mondiale. Le couple travailla pour l'ONU sur de nombreux projets humanitaires au Pérou, en Bolivie et en Indonésie. En décembre 2019, le New York Times publia un article sur la vie d'Helen Spitzer à Auschwitz. À Auschwitz, Helen, alors âgée de 25 ans, avait pour amant David Wisnia, âgé de 17 ans. Le couple réussit à garder le contact de temps à autre et projeta de se marier après la guerre, mais ils furent séparés auparavant. Lorsqu'ils apprirent qu'ils avaient tous deux survécu, ils étaient déjà mariés. Le journal les réunit 72 ans plus tard.

Anita Lasker-Wallfisch s'installa en Grande-Bretagne en 1946, où elle épousa le pianiste Peter Wallfisch. Ils eurent deux enfants. Anita fonda l'English Chamber Orchestra, qui se produisit dans le monde entier. Son fils est le violoncelliste Raphael Wallfisch et son petit-fils, le compositeur Benjamin Wallfisch.

La vie après la guerre

L'histoire d'Alma Rosé et de son orchestre ne fut connue qu'après la parution, en 1976, du récit autobiographique de Fania Fénelon, « Sursis pour l'orchestre » (« Playing for Time »). Le livre fut adapté en 1980 en un téléfilm portant le même titre. Fania y décrivait Alma comme une femme dure, imposant une discipline et une autorité cruelles, mais plusieurs membres de l'orchestre prirent la défense d'Alma Rosé.

Dans leur livre « Alma Rosé : de Vienne à Auschwitz », Richard Newman et Karen Kirtley présentent Alma Rosé comme une héroïne qui a sauvé la vie de presque toutes les femmes placées sous sa responsabilité, en les obligeant à travailler dur même si elles n'étaient pas suffisamment douées.

Un autre film consacré à Alma est « Bach in Auschwitz » (titre original français : La chaconne d'Auschwitz), réalisé par Michel Daëron en 1999.

En 2009 parut le livre « Ici, il est interdit de pleurer ! », écrit par Rachel Olavsky-Zelmanovich, qui avait été membre de l'orchestre. Rachel avait immigré en Israël en 1949.

Le violoniste russe Zachar Bron arriva en Israël avec le violon d'Alma. Amnon Weinstein, luthier, le répara et le réaccorda. Les sonorités mélancoliques du violon se firent de nouveau entendre lors d'un concert en mémoire d'Alma Rosé, aux côtés des violons d'autres Juifs morts dans la Shoah.

En 1969, la municipalité de Vienne donna le nom d'Alma Rosé à une rue.